Incendie à Crans-Montana : Ferdinand veille jour et nuit son petit frère Valentin, gravement brûlé

La nuit du Nouvel An devait être une parenthèse de fête et d’insouciance. Elle s’est transformée en cauchemar pour des dizaines de familles. À Crans-Montana, l’incendie meurtrier survenu dans un établissement de nuit continue de laisser des traces profondes. Parmi les victimes, deux frères français, Ferdinand et Valentin, dont le destin a basculé en quelques minutes.

Une soirée festive qui vire au drame

Le 31 décembre, Ferdinand et Valentin célébraient la nouvelle année avec un groupe d’amis dans le bar Le Constellation, un lieu qu’ils fréquentaient régulièrement lors de leurs séjours à la montagne. Originaires de Versailles, les jeunes Français connaissaient bien l’endroit, réputé pour son ambiance festive.

Mais cette nuit-là, un enchaînement fatal se produit. Des feux de Bengale utilisés lors du service de bouteilles de champagne auraient embrasé le plafond de l’établissement. En quelques instants, le feu se propage, la fumée envahit l’espace, et la panique s’installe.

“On a vu le plafond prendre feu”

Ferdinand se trouvait à l’intérieur du bar au moment où l’incendie démarre. Il filmait l’ambiance de la soirée lorsque les premières flammes sont apparues. Selon son témoignage, les serveuses transportaient les bouteilles ornées de feux de Bengale à hauteur d’épaule. C’est à ce moment précis que le drame aurait commencé.

Très vite, la situation devient incontrôlable. La visibilité est quasi nulle, les yeux brûlent, l’air devient irrespirable. Ferdinand parvient d’abord à sortir, mais réalise rapidement que son petit frère et la compagne de celui-ci ne sont pas avec lui.

Retour dans les flammes pour retrouver son frère

Malgré la fumée et la douleur, Ferdinand décide de retourner à l’intérieur. Un geste instinctif, guidé par l’urgence et la peur. Il ressort finalement, presque aveuglé, et croise l’un de ses amis, grièvement blessé, le visage en sang. Tous cherchent Valentin.

Le jeune homme est finalement retrouvé à l’extérieur, déjà pris en charge par les secours. Les pompiers, aidés par des clients et des passants courageux, ont réussi à l’extraire à temps du brasier.

“Je ne l’ai pas reconnu”

Aujourd’hui, Ferdinand ne quitte plus le chevet de Valentin. Hospitalisé en France, le cadet est plongé dans un coma artificiel. Il souffre de brûlures sur près de 40 % du corps, touchant notamment le visage, les mains et une grande partie du côté droit.

Le choc est immense pour son frère. Lorsqu’il l’a vu après l’incendie, il peine à le reconnaître. Son visage était gonflé, ses cils brûlés, ses cheveux méconnaissables. Une image qui reste gravée.

Un long combat pour les survivants

Sur les sept amis présents ce soir-là, plusieurs sont gravement blessés. Certains sont conscients mais souffrent intensément, brûlés ou intoxiqués par les fumées. D’autres, comme Valentin et un autre jeune homme du groupe, restent dans un état critique.

Les victimes sont actuellement soignées entre la Suisse et la France. Pour les familles, l’attente est interminable, rythmée par les bulletins médicaux et l’espoir d’une amélioration.

Une enquête toujours en cours

Les circonstances exactes de l’incendie font toujours l’objet d’une enquête. L’utilisation de feux de Bengale à l’intérieur de l’établissement est au cœur des investigations. Ce drame pose une nouvelle fois la question de la sécurité dans les lieux festifs et de la responsabilité des établissements.

En attendant les conclusions officielles, Ferdinand reste là, jour et nuit, auprès de son petit frère. Un rôle de grand frère devenu essentiel, dans un combat qui ne fait que commencer.

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