Cas d’hantavirus en France : voici les symptômes que les médecins demandent désormais de surveiller

Après le confinement de 22 cas contacts en France liés au foyer d’hantavirus détecté à bord du navire de croisière MV Hondius, les autorités sanitaires renforcent leur vigilance. Cette infection virale rare, encore peu connue du grand public, inquiète les spécialistes en raison de certaines formes particulièrement graves pouvant provoquer une détresse respiratoire sévère.

Alors que plusieurs passagers ont été rapatriés après l’apparition de cas suspects durant la croisière, les médecins rappellent qu’il est essentiel de reconnaître rapidement les premiers symptômes afin d’éviter une aggravation brutale.

Une maladie rare mais potentiellement très grave

Derrière le terme “hantavirus” se cache en réalité une famille de virus transmis principalement par des rongeurs infectés. Selon l’Inserm, la contamination survient généralement par inhalation de particules présentes dans les urines, les excréments ou la salive de certains rongeurs sauvages.

En Europe, les infections observées sont le plus souvent liées au virus Puumala, responsable d’une forme appelée fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR). En revanche, certaines souches présentes sur le continent américain, notamment le virus des Andes, sont considérées comme beaucoup plus dangereuses.

C’est précisément cette souche qui inquiète aujourd’hui les autorités après les cas détectés parmi les passagers du MV Hondius.

Les premiers symptômes ressemblent souvent à une grippe

Le problème avec l’hantavirus, c’est que les premiers signes peuvent sembler relativement banals. L’Inserm rappelle que la période d’incubation dure en moyenne deux semaines avant l’apparition des symptômes.

Au début, la maladie peut provoquer :

  • une forte fièvre ;
  • des maux de tête ;
  • des douleurs musculaires importantes ;
  • des frissons ;
  • des douleurs abdominales ou thoraciques ;
  • une fatigue intense.

Ces symptômes ressemblent fortement à ceux d’une grippe classique, ce qui peut retarder le diagnostic.

Des signes plus inquiétants peuvent ensuite apparaître

Les autorités sanitaires demandent particulièrement de surveiller certains symptômes plus rares mais très évocateurs de l’hantavirus.

Parmi eux :

  • des troubles visuels soudains ;
  • une sensation de “myopie aiguë” temporaire ;
  • des saignements du nez ;
  • des saignements de la bouche ;
  • des difficultés respiratoires ;
  • une sensation d’oppression thoracique.

Dans les formes les plus sévères, le virus peut provoquer un syndrome cardio-pulmonaire brutal avec une défaillance respiratoire nécessitant une prise en charge en urgence.

Selon l’Inserm, certaines formes graves associées au virus des Andes peuvent présenter un taux de létalité particulièrement élevé.

Pourquoi les autorités surveillent les cas contacts

L’inquiétude actuelle vient surtout du fait que le virus des Andes fait partie des très rares hantavirus suspectés de pouvoir se transmettre entre humains dans certaines situations.

Après l’évacuation du MV Hondius à Tenerife, plusieurs passagers ont été testés positifs. Une Française hospitalisée à Paris serait notamment atteinte de cette souche spécifique.

En conséquence, 22 cas contacts ont été identifiés en France et placés sous surveillance renforcée avec des mesures de confinement préventives.

Le virus circule déjà en France

Même si cette situation reste exceptionnelle, les autorités rappellent que les hantavirus ne sont pas totalement absents du territoire français.

Chaque année, plusieurs dizaines de cas liés au virus Puumala sont recensés, principalement dans certaines régions rurales où vivent les campagnols roussâtres, les principaux réservoirs du virus.

Dans la majorité des cas, les formes françaises restent bénignes ou modérées. Mais les médecins rappellent que certaines complications rénales graves peuvent parfois apparaître.

Quand faut-il consulter ?

Les spécialistes recommandent désormais de consulter rapidement un médecin en cas de :

  • forte fièvre inexpliquée ;
  • douleurs musculaires importantes ;
  • troubles visuels inhabituels ;
  • difficultés respiratoires ;
  • contact récent avec une personne contaminée ou suspectée de l’être.

Les autorités sanitaires continuent actuellement de surveiller l’évolution des cas liés au MV Hondius afin d’éviter toute propagation supplémentaire.

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