Ce n’est pas par politesse : la vraie raison pour laquelle les hôtesses de l’air vous disent « bonjour » en montant dans l’avion

Lorsque vous montez à bord d’un avion, une scène se répète inlassablement : une ou plusieurs hôtesses de l’air vous accueillent avec un sourire et un « bonjour » chaleureux. Un geste simple, presque automatique, que l’on associe spontanément à la courtoisie ou au service client. Pourtant, derrière cette apparente politesse se cache une mission bien plus sérieuse… et essentielle à la sécurité du vol.

Un accueil qui commence bien avant le décollage

Voyager en avion peut être une source de stress pour de nombreux passagers. Entre les contrôles de sécurité, l’attente à l’embarquement, les retards ou encore la fatigue, l’entrée dans l’appareil marque souvent un moment de soulagement. C’est aussi à cet instant précis que l’équipage de cabine entre en scène.

Mais contrairement aux idées reçues, cet accueil n’est pas uniquement destiné à vous mettre à l’aise ou à instaurer une atmosphère agréable à bord.

Une évaluation discrète… mais cruciale

En réalité, le « bonjour » des hôtesses de l’air est un outil d’observation. En quelques secondes, l’équipage analyse chaque passager qui franchit la porte de l’avion. Leur objectif est clair : détecter toute personne susceptible de poser un problème une fois en vol.

Comportement étrange, signes d’alcoolisation excessive, agitation inhabituelle, maladie apparente… Ces détails, parfois imperceptibles pour les autres voyageurs, sont immédiatement repérés par des professionnels formés à cet exercice. Une fois l’avion en l’air, il devient extrêmement compliqué, voire impossible, de gérer un passager dangereux ou gravement malade.

Pourquoi ce filtrage est indispensable

Un avion n’est pas un lieu comme les autres. À 10 000 mètres d’altitude, il n’existe aucune possibilité d’intervention rapide extérieure. Un passager incontrôlable peut perturber le vol, mettre en danger les autres voyageurs et compliquer considérablement le travail de l’équipage.

C’est pourquoi ce premier contact sert de barrière préventive. Mieux vaut refuser l’embarquement à une personne manifestement inapte à voyager que de gérer une situation critique en plein ciel.

Une méthode efficace… mais pas infaillible

Bien sûr, cette technique a ses limites. Certains passagers savent parfaitement dissimuler leur état ou leur malaise le temps de l’embarquement. Une fois installés à bord, les problèmes peuvent alors apparaître.

Malgré cela, cette vigilance permet d’éviter un grand nombre d’incidents et contribue largement au bon déroulement des vols, notamment sur les trajets long-courriers où la promiscuité et la durée accentuent les tensions.

Un autre rôle méconnu : repérer des alliés potentiels

L’accueil à l’entrée de l’avion sert également à une autre mission, moins connue du grand public. Les hôtesses et stewards identifient discrètement les passagers susceptibles de prêter assistance en cas d’urgence.

Ils observent notamment :

  • les personnes voyageant seules,
  • celles sans problème de mobilité,
  • les passagers semblant calmes et réactifs,
  • les voyageurs capables de comprendre les consignes, souvent en anglais.

En cas d’évacuation ou de situation critique, ces profils peuvent devenir de précieux relais pour l’équipage.

Bien plus qu’un simple sourire

Derrière leur sourire et leur voix posée, les hôtesses de l’air remplissent donc un rôle fondamental dès les premières secondes à bord. Sécurité, prévention, anticipation : tout commence à la porte de l’avion.

La prochaine fois qu’une hôtesse vous dira « bonjour » en montant à bord, vous saurez qu’il ne s’agit pas seulement d’une marque de politesse… mais d’un geste professionnel qui participe activement à votre sécurité.


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