Le Ramadan 2026 approche, et avec lui une question revient chaque année : à quelle date commencera réellement le mois sacré ? Entre prévisions astronomiques et observation traditionnelle du croissant lunaire, la réponse se précise… tout en laissant place à une part d’incertitude.
Pour des millions de musulmans à travers le monde — y compris en Tunisie — cette période est bien plus qu’un simple rendez-vous du calendrier. Elle marque un temps de spiritualité intense, de solidarité, de partage et de retour à l’essentiel.
Une date probable autour du 18 ou 19 février 2026
Selon les calculs astronomiques, le début du Ramadan 2026 devrait se situer autour du mercredi 18 ou du jeudi 19 février 2026. Dans de nombreux pays, les institutions religieuses anticipent déjà un premier jour de jeûne le 19 février.
Cependant, ces dates restent provisoires. Contrairement au calendrier grégorien, le calendrier islamique est lunaire. Chaque mois commence avec l’apparition du premier croissant visible après la nouvelle lune, appelé hilal.
Concrètement :
- Si le croissant est visible au coucher du soleil le 17 février → le Ramadan débutera le 18 février
- S’il n’est pas visible → le mois commencera le 19 février
Cette confirmation officielle intervient lors de la fameuse « nuit du doute », moment où les autorités religieuses observent le ciel ou recueillent les témoignages d’observation.
Pourquoi les dates changent chaque année
Le calendrier hégirien compte environ 354 jours, soit 10 à 11 jours de moins que le calendrier solaire. Résultat : le Ramadan avance chaque année d’environ 10 jours.
C’est pourquoi il peut tomber :
- en plein été certaines années
- en hiver d’autres années
- avec des journées très longues ou plus courtes selon la saison
Ce décalage donne au mois sacré une dimension universelle : chaque génération expérimente le jeûne dans des conditions différentes.
Observation visuelle ou calcul scientifique : un débat ancien
Deux approches coexistent aujourd’hui :
L’observation oculaire traditionnelle
Elle consiste à voir réellement le croissant à l’œil nu ou avec des instruments. C’est la méthode historique, suivie par de nombreux pays.
Le calcul astronomique
Certaines autorités religieuses utilisent désormais les données scientifiques pour fixer les dates à l’avance, estimant que les calculs sont fiables.
Selon les régions, l’une ou l’autre méthode — ou une combinaison des deux — est adoptée. Cela explique pourquoi le Ramadan peut commencer à des dates différentes d’un pays à l’autre.
Une incertitude qui fait partie de la tradition
Pour beaucoup de fidèles, cette attente n’est pas un inconvénient mais un moment spirituel fort. Scruter le ciel, attendre l’annonce officielle, ressentir l’entrée dans un temps sacré… tout cela participe à l’atmosphère particulière du Ramadan.
De plus, cette dépendance au cycle lunaire signifie que la durée du mois peut être de 29 ou 30 jours. Par conséquent, la date de l’Aïd el-Fitr — la fête qui marque la fin du jeûne — ne sera confirmée qu’à la fin du mois.
Se préparer dès maintenant
Même si la date exacte n’est pas encore officiellement arrêtée, de nombreuses familles commencent déjà à se préparer :
- organisation des repas d’iftar
- préparation spirituelle
- planification des nuits de prière
- solidarité et actions caritatives
- achats alimentaires anticipés
Le Ramadan reste avant tout un mois de purification intérieure, de patience et de générosité.
En résumé : le Ramadan 2026 devrait débuter autour du 18 ou 19 février, mais seule l’observation du croissant lunaire permettra d’officialiser le premier jour de jeûne. Cette incertitude, loin d’être un défaut, fait partie intégrante de la tradition islamique et du lien profond entre la foi et les cycles naturels.