Netflix frappe très fort avec cette mini-série en 8 épisodes qui pourrait marquer 2026

Netflix s’apprête à dévoiler une mini-série à l’atmosphère feutrée et dérangeante, loin des récits spectaculaires ou des rebondissements tapageurs. Ici, tout repose sur la tension psychologique, les non-dits et la lente montée d’un désir qui fissure les certitudes. Une proposition audacieuse, subtile, et potentiellement incontournable en 2026.

Son titre : Le Délicieux Professeur V. Attendue le 5 mars sur Netflix, cette fiction en huit épisodes adapte le roman de Julia May Jonas et s’annonce comme une exploration troublante de l’obsession, du pouvoir et de la sexualité dans le monde universitaire.


Une héroïne brillante au bord de la rupture

Au centre du récit, une professeure de littérature reconnue, incarnée par Rachel Weisz. À cinquante ans passés, son équilibre vacille. Sa carrière d’écrivaine est au point mort, ses cours attirent de moins en moins, et sa relation avec sa fille s’est progressivement distendue. Même son mariage, fondé autrefois sur une liberté assumée, semble désormais fonctionner par inertie.

Rien n’est réellement brisé, mais plus rien ne circule. Jusqu’à l’arrivée d’un nouvel élément.


L’arrivée qui fait tout basculer

Vladimir, jeune écrivain charismatique recruté par la faculté, agit comme un catalyseur. Interprété par Leo Woodall, il ne se contente pas d’être un collègue séduisant de plus. Sa présence réveille chez l’héroïne un désir longtemps enfoui, mais aussi une énergie créative qu’elle croyait perdue.

Peu à peu, fascination et obsession s’installent, brouillant la frontière entre admiration intellectuelle et attirance intime. Netflix joue ici la carte de la suggestion, préférant la lente combustion émotionnelle à l’explosion immédiate.


Une narration intime qui brouille les repères

La série adopte un point de vue radicalement subjectif. Le spectateur est plongé dans les pensées, les fantasmes et les projections mentales de l’héroïne, sans jamais disposer d’un regard extérieur totalement fiable. Réalité et imagination se confondent, créant un malaise discret mais persistant.

Pour renforcer cette proximité, Rachel Weisz brise régulièrement le quatrième mur, s’adressant directement à la caméra. Le procédé rappelle Fleabag ou son adaptation française Mouche, mais ici le ton est plus froid, plus maîtrisé. L’héroïne raconte, filtre et façonne sa propre version des faits, gardant toujours la main sur le récit.


Le campus comme terrain de pouvoir et de tensions

Le cadre universitaire n’est pas qu’un décor. Il devient un véritable microcosme où s’entremêlent rivalités intellectuelles, luttes d’influence et rapports de domination. Cette tension s’intensifie lorsque le mari de l’héroïne, lui aussi professeur et incarné par John Slattery, se retrouve confronté à une affaire judiciaire liée à son passé.

Ce nouvel élément fragilise encore davantage un équilibre déjà précaire et met en lumière les zones d’ombre d’un univers en apparence policé.


Une série Netflix qui ose interroger désir et domination

Rachel Weisz explique que la série aborde frontalement le désir, l’obsession et la sexualité féminine, tout en questionnant les dynamiques de pouvoir et certaines dérives contemporaines du monde académique. Une approche troublante, qui n’est pas sans évoquer l’atmosphère de Babygirl avec Nicole Kidman.

Avec Le Délicieux Professeur V, Netflix semble tenir une fiction exigeante et dérangeante, capable de marquer les esprits bien au-delà de ses huit épisodes. Une mini-série qui ne cherche pas à plaire à tout prix, mais à laisser une empreinte durable.


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