Plus coriace que la grippe : ce virus très contagieux qui inquiète les médecins

Alors que la grippe saisonnière continue de saturer les cabinets médicaux et les services hospitaliers, un autre virus, beaucoup plus discret mais redoutablement résistant, suscite l’inquiétude des professionnels de santé. Moins médiatisé que la grippe ou le Covid-19, il se propage pourtant rapidement et présente des symptômes très proches… tout en résistant aux désinfectants les plus courants.

Une circulation virale intense en plein cœur de l’hiver

Depuis plusieurs semaines, les indicateurs des infections respiratoires aiguës sont en nette hausse. Toutes les classes d’âge sont concernées, aussi bien en médecine de ville qu’à l’hôpital. La grippe touche désormais presque l’ensemble du territoire, la bronchiolite est solidement installée, et le Covid-19, bien que plus discret, continue de circuler.

Dans ce contexte déjà tendu, un autre agent infectieux évolue en parallèle, souvent confondu avec la grippe, mais présentant des particularités qui le rendent plus difficile à contenir.

L’adénovirus, un virus encore trop méconnu

Les médecins alertent sur une recrudescence des infections à adénovirus. Ce virus est loin d’être nouveau, mais sa capacité de résistance et sa forte contagiosité en font aujourd’hui une source de préoccupation croissante.

Le principal problème : il est extrêmement difficile à éliminer de l’environnement. Contrairement à de nombreux virus respiratoires, l’adénovirus peut survivre longtemps sur les surfaces inertes et résiste à de nombreux désinfectants classiques, y compris le gel hydroalcoolique.

Pourquoi il est si difficile à éliminer

L’adénovirus se transmet principalement par contact direct avec les sécrétions respiratoires (salive, toux, éternuements), mais aussi par les mains, les objets contaminés ou, plus rarement, par voie digestive. Cette résistance élevée lui permet de rester actif plus longtemps dans les lieux clos, notamment :

  • les écoles et crèches
  • les transports en commun
  • les hôpitaux et cabinets médicaux
  • les foyers familiaux

Se laver les mains reste indispensable, mais cela ne suffit pas toujours à empêcher la contamination.

Des symptômes proches de la grippe… mais pas seulement

C’est ce qui rend l’adénovirus difficile à identifier. Les symptômes ressemblent fortement à ceux de la grippe ou du Covid-19 :

  • fièvre
  • toux
  • écoulement nasal
  • fatigue intense

Mais certains signes sont plus spécifiques. L’infection peut provoquer une kératoconjonctivite (inflammation de l’œil), symptôme plus typique de l’adénovirus, bien que relativement rare. Chez les enfants, des troubles digestifs comme des diarrhées peuvent également apparaître.

Aucun traitement spécifique à ce jour

C’est l’un des aspects les plus préoccupants : il n’existe pas de traitement antiviral spécifique contre l’adénovirus. La prise en charge repose essentiellement sur le repos et le soulagement des symptômes.

La durée de la maladie varie généralement entre une et deux semaines, mais elle peut être plus longue ou plus sévère chez certaines personnes.

Les populations les plus à risque sont :

  • les jeunes enfants
  • les personnes âgées
  • les personnes immunodéprimées

Chez ces patients, des complications peuvent survenir, justifiant une surveillance médicale accrue.

Une vigilance accrue en période de forte circulation virale

Avec les rassemblements familiaux, les déplacements et la promiscuité hivernale, les conditions sont idéales pour la propagation de ce virus. Les médecins appellent donc à une vigilance renforcée, notamment en cas de symptômes persistants ou inhabituels.

Si la grippe reste au centre de l’attention médiatique, l’adénovirus rappelle que d’autres menaces virales circulent activement, parfois plus discrètes, mais tout aussi redoutables.

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