Sans emploi depuis près de quinze ans, une Britannique affirme ne pas vouloir renoncer au mariage dont elle rêve depuis l’enfance. Faute de moyens, elle estime que les contribuables devraient l’aider à financer une cérémonie digne d’un conte de fées.
Pour de nombreux couples, organiser un mariage suppose des mois, voire des années d’économies. Salle de réception, repas, robe, décoration, photographe ou encore voyage de noces : l’addition peut rapidement grimper.
Mais Anna Broom, une Britannique originaire du Kent, ne compte pas revoir ses ambitions à la baisse simplement parce que ses finances sont limitées. Sans emploi depuis plusieurs années et vivant principalement grâce à différentes aides sociales, elle rêve malgré tout d’une grande cérémonie.
Et elle sait déjà comment elle aimerait la financer : avec l’aide de l’État.
Un mariage de princesse dont elle rêve depuis l’enfance
Anna Broom explique avoir imaginé son mariage parfait dès son plus jeune âge. Pour elle, pas question de se contenter d’une cérémonie discrète suivie d’un petit repas en famille.
Son rêve serait tout autre : une cérémonie religieuse, une réception dans un château, de nombreux invités et une journée spectaculaire dont elle pourrait se souvenir toute sa vie.
Le problème est évidemment financier.
Anna et son compagnon disposent de revenus modestes et perçoivent différentes allocations. Une situation qui rend très difficile le financement d’une réception estimée à plusieurs milliers de livres.
Pour autant, la Britannique ne semble pas prête à abandonner son projet.
Elle estime qu’être une mariée est un « droit fondamental »
Interrogée sur ses ambitions, Anna a défendu une position pour le moins surprenante : selon elle, pouvoir devenir la mariée dont elle rêve devrait être considéré comme un droit.
Elle ne comprendrait donc pas pourquoi elle devrait se contenter d’un mariage très simple uniquement en raison de sa situation financière.
Son projet aurait un coût d’environ 10 000 livres sterling, soit près de 12 000 euros selon le taux de change.
Une somme qu’elle souhaiterait voir financée, au moins en partie, par l’argent public.
Ses déclarations ont naturellement suscité de nombreuses réactions, notamment parce qu’elles posent une question sensible : jusqu’où les aides publiques doivent-elles permettre de financer des projets relevant de choix personnels ?
Un mariage qui pourrait, selon elle, changer sa vie
Anna assure également que cette cérémonie pourrait avoir un effet positif sur son quotidien.
Elle explique se sentir enfermée dans une routine depuis plusieurs années et manquer de motivation pour changer certaines choses dans sa vie.
Le mariage constituerait, selon elle, une sorte de nouveau départ.
Elle affirme notamment que la perspective d’être au centre de l’attention le jour de la cérémonie pourrait l’encourager à perdre du poids et à reprendre davantage confiance en elle.
Pour elle, il ne s’agirait donc pas uniquement d’organiser une grande fête, mais de créer un événement suffisamment important pour lui donner un nouvel élan.
Une rencontre dans un pub avant une demande devant Primark
L’histoire d’amour d’Anna et de son compagnon Jordan est pourtant beaucoup plus simple que le mariage qu’elle imagine.
Les deux Britanniques se sont rencontrés dans un pub et se seraient immédiatement entendus.
Anna raconte avoir été séduite par le sourire et le caractère de celui qui allait devenir son fiancé. Le couple partage notamment une passion pour le heavy metal et pour le groupe Bon Jovi.
Deux ans plus tard, Jordan a finalement décidé de passer à l’étape supérieure.
La demande en mariage n’a pourtant pas eu lieu dans un restaurant luxueux ou pendant un voyage romantique : il lui aurait demandé sa main devant un magasin Primark.
Une demande très éloignée du décor de château dont Anna rêve désormais pour le grand jour.
Château, grande réception et lune de miel au Mexique
Car la Britannique voit les choses en grand.
Outre la cérémonie religieuse et la réception dans un château, elle souhaiterait pouvoir profiter de toutes les prestations associées à un mariage traditionnel : robe, musique, repas pour les invités et nombreuses animations.
À cela s’ajouterait également une lune de miel au Mexique.
Un projet difficilement compatible avec les revenus actuels du couple et qui explique pourquoi Anna espère obtenir une aide extérieure.
Reste évidemment à savoir si quelqu’un acceptera réellement de financer ce mariage de rêve. Une chose est certaine : ses déclarations montrent à quel point la conception du « mariage parfait » peut parfois se heurter brutalement à la réalité du budget.