Après 32 ans chez Air France, Laurence prend sa retraite à 62 ans et révèle le montant de sa pension

Après avoir travaillé pendant plus de trois décennies comme hôtesse de l’air chez Air France, Laurence a définitivement quitté les avions en 2023. À 62 ans, cette ancienne navigante bénéficie aujourd’hui d’une pension de retraite particulièrement confortable, très proche de son dernier salaire.

Son parcours permet de mieux comprendre le fonctionnement spécifique de la retraite des hôtesses de l’air, des stewards et, plus largement, du personnel navigant professionnel.

Une vocation née dès son plus jeune âge

Depuis l’enfance, Laurence rêvait de travailler dans les airs. Inspirée par sa sœur aînée, elle s’est naturellement dirigée vers le métier d’hôtesse de l’air.

Au fil de sa carrière, elle a parcouru le monde, multiplié les vols et découvert de nombreuses destinations. Elle a notamment travaillé pendant 32 ans pour Air France, avant de prendre sa retraite en 2023.

Née en décembre 1960, Laurence a pu cesser son activité à l’âge de 62 ans, juste avant l’entrée en vigueur de la réforme relevant progressivement l’âge légal de départ. Ayant validé le nombre de trimestres nécessaire, elle a pu bénéficier d’une retraite à taux plein.

Une pension de 2 700 euros nets par mois

Depuis son départ à la retraite, Laurence perçoit environ 2 700 euros nets chaque mois.

Un montant particulièrement élevé au regard de son dernier salaire, qui atteignait environ 3 084 euros nets mensuels. La baisse de revenus liée à son passage à la retraite se limite ainsi à un peu moins de 400 euros par mois.

Son taux de remplacement, c’est-à-dire le rapport entre sa pension et son ancien salaire, atteint environ 87,5 %. Une proportion supérieure à celle observée chez de nombreux salariés lorsqu’ils cessent leur activité professionnelle.

Cette situation favorable s’explique notamment par la longue carrière de Laurence, mais aussi par le régime de retraite particulier dont bénéficient les professionnels de l’aviation civile.

Comment est calculée la retraite d’une hôtesse de l’air ?

La pension de Laurence est composée de deux principales sources de revenus.

Elle reçoit tout d’abord environ 1 200 euros nets par mois au titre de la retraite de base versée par la Caisse nationale d’assurance vieillesse, la CNAV.

À cette somme s’ajoutent environ 1 500 euros nets mensuels versés par la Caisse de retraite du personnel navigant professionnel de l’aéronautique civile, plus couramment appelée CRPN.

Au total, ces deux pensions permettent à l’ancienne hôtesse de l’air de percevoir environ 2 700 euros nets par mois.

La CRPN concerne l’ensemble des professionnels navigants, quel que soit le statut de leur employeur. Les pilotes, les hôtesses de l’air, les stewards et les chefs de cabine cotisent ainsi à cette caisse spécifique tout au long de leur carrière.

Laurence a également reçu un versement unique d’environ 1 900 euros de la part de l’Agirc-Arrco. Cette somme correspondait aux cotisations versées lors des emplois qu’elle avait exercés avant de commencer sa carrière dans l’aviation.

Un dernier salaire proche de 4 000 euros bruts

À la fin de sa carrière, Laurence touchait un salaire mensuel brut d’environ 3 954 euros.

Sa rémunération nette pouvait cependant varier d’un mois à l’autre. Elle oscillait généralement entre 2 900 et 3 200 euros, en fonction des vols réalisés, des horaires et des différentes primes.

Le salaire d’une hôtesse de l’air ne repose en effet pas uniquement sur une rémunération fixe. Plusieurs éléments peuvent venir compléter les revenus mensuels.

Les navigants peuvent notamment recevoir des primes liées au nombre d’heures de vol, au type de trajet effectué ou encore aux vols de nuit. Les longs courriers ne sont pas toujours rémunérés de la même manière que les courts ou moyens courriers.

Les escales à l’étranger donnent également droit à des indemnités destinées à couvrir certains frais engagés sur place. Les nuits d’hôtel sont généralement prises en charge par la compagnie aérienne, tandis que des indemnités supplémentaires peuvent apparaître sur la fiche de paie.

Dans certaines situations empêchant temporairement le personnel navigant de voler, une rémunération minimale peut aussi être garantie.

Les hôtesses de l’air partent-elles toutes avec une telle pension ?

Le cas de Laurence ne représente pas nécessairement la situation de toutes les hôtesses de l’air.

Le montant d’une pension dépend de nombreux critères : la durée de la carrière, le salaire perçu, le nombre de trimestres validés, l’âge de départ, les périodes d’interruption et les cotisations versées à la CRPN.

Une personne ayant connu une carrière plus courte, plusieurs périodes de chômage ou un temps partiel important pourrait donc percevoir une pension moins élevée.

La compagnie aérienne, le niveau de responsabilité et l’évolution professionnelle peuvent également avoir une influence. Une cheffe de cabine ou une salariée ayant effectué de nombreux vols long-courriers ne percevra pas nécessairement les mêmes revenus qu’une hôtesse de l’air débutante.

Une transition financière particulièrement douce

Laurence reconnaît elle-même avoir bénéficié d’une situation avantageuse. Grâce à sa carrière longue et au système de retraite spécifique du personnel navigant, elle a pu conserver un niveau de vie proche de celui qu’elle connaissait lorsqu’elle travaillait.

Alors que le passage à la retraite entraîne souvent une diminution importante des revenus, l’ancienne hôtesse de l’air n’a perdu qu’une faible partie de son salaire mensuel.

Après avoir passé une grande partie de sa vie professionnelle dans les airs, elle peut désormais profiter de sa retraite avec davantage de sérénité.

Son exemple montre que les régimes adaptés aux contraintes de certains métiers peuvent offrir des conditions de départ particulièrement favorables. Il rappelle toutefois que chaque carrière est différente et que toutes les hôtesses de l’air ne toucheront pas nécessairement une pension de 2 700 euros nets par mois.

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