Et si la retraite ressemblait davantage à un tour du monde qu’à une vie bien rangée entre quatre murs ? À 63 ans, Deborah Kilgore a choisi une option pour le moins originale : s’installer à bord d’un immense navire résidentiel et passer les prochaines années à voyager d’un pays à l’autre.
Pour beaucoup, la retraite est synonyme de maison au calme, de temps passé avec les proches et, plus tard, éventuellement d’un établissement spécialisé. Deborah Kilgore, elle, a imaginé un scénario très différent.
Cette Américaine de 63 ans a décidé de faire de l’océan son nouveau jardin et du monde entier son lieu de résidence. Son projet ? Acheter un appartement à bord du MV Narrative, un navire résidentiel conçu pour accueillir des propriétaires qui souhaitent vivre en permanence en mer.
Un choix spectaculaire qui nécessite évidemment un budget conséquent, mais qui permet aussi à cette retraitée passionnée de voyages de transformer ses vieux jours en aventure permanente.
Une retraite loin des maisons traditionnelles
Deborah Kilgore n’a visiblement aucune envie de passer sa retraite enfermée dans une routine. Ancienne cheffe d’entreprise et mère de quatre enfants, elle a traversé plusieurs épreuves personnelles, notamment la perte de deux de ses enfants.
Ces expériences auraient renforcé chez elle une conviction : profiter de la vie tant qu’il est encore possible de le faire.
Depuis plusieurs années, la sexagénaire consacre donc une grande partie de son temps aux voyages. Elle parcourt notamment les États-Unis à bord d’un camping-car aménagé, accompagnée de son chien.
Mais son prochain projet va beaucoup plus loin.
Deborah a choisi d’acquérir une résidence permanente sur un bateau destiné à parcourir les mers et les océans pendant des années.
Près de 2 millions de dollars pour vivre sur un bateau
Vivre toute l’année sur un navire de luxe n’est évidemment pas accessible à toutes les retraites.
Selon les informations rapportées à son sujet, Deborah Kilgore aurait déboursé environ 1,9 million de dollars, soit approximativement 1,8 million d’euros, pour son logement à bord du MV Narrative.
Il ne s’agit toutefois pas d’une simple cabine de croisière réservée pour quelques semaines.
Le concept du navire repose sur de véritables résidences privées. Les propriétaires disposent de leur propre logement tout en bénéficiant des équipements et des services habituellement associés aux grands hôtels ou aux navires haut de gamme.
En clair, Deborah ne partira pas simplement en croisière : le bateau deviendra sa maison.
Restaurants, spa et vue sur l’océan au quotidien
Le MV Narrative se présente davantage comme une ville flottante que comme un bateau de croisière traditionnel.
À bord, les futurs résidents devraient pouvoir profiter de nombreux espaces communs et services destinés à rendre la vie en mer confortable.
Restaurants, espaces de détente, installations consacrées au bien-être ou encore bibliothèque doivent notamment permettre aux habitants de conserver une véritable vie quotidienne malgré leurs déplacements permanents.
Pour Deborah, le principal luxe sera cependant ailleurs : ouvrir les yeux chaque matin sur un nouveau paysage.
Un jour en Méditerranée, quelques semaines plus tard au large d’une île paradisiaque, puis dans une autre partie du globe quelques mois après.
Une façon radicalement différente d’imaginer la retraite.
Les résidents participent au choix des destinations
Autre particularité du MV Narrative : ses occupants ne seraient pas de simples passagers suivant un itinéraire imposé chaque semaine.
Les résidents devraient avoir leur mot à dire sur les destinations et certaines escales réalisées par le navire.
De quoi donner aux propriétaires l’impression de participer à un gigantesque voyage collectif.
Parmi les destinations régulièrement associées à ce type d’itinéraire figurent notamment les îles grecques, les Galápagos ou plusieurs ports de Méditerranée.
Les escales doivent également être beaucoup plus longues que celles des croisières classiques. L’objectif n’est pas simplement de débarquer quelques heures pour prendre des photos avant de repartir, mais de permettre aux résidents de découvrir véritablement les lieux visités.
Une maison qui change constamment de décor
Le concept séduit parce qu’il combine deux envies qui semblent habituellement incompatibles : disposer de son propre logement tout en continuant à parcourir la planète.
Dans un appartement classique, voyager implique généralement de préparer ses valises, réserver des hôtels, organiser les transports et laisser son domicile derrière soi.
Sur un navire résidentiel, c’est exactement l’inverse.
Les affaires restent dans les placards, le lit reste le même, les voisins aussi… mais le paysage derrière les fenêtres change régulièrement.
Un matin, la résidence peut se trouver face à une ville européenne. Quelques semaines plus tard, elle peut naviguer près d’une île tropicale.
Pour les personnes qui disposent des moyens financiers nécessaires et qui aiment voyager, l’idée peut donc avoir de quoi faire rêver.
Vivre ainsi à la retraite implique aussi quelques contraintes
Cette vie en mer n’est toutefois pas faite pour tout le monde.
Au-delà du prix considérable du logement, vivre durablement sur un bateau implique de renoncer à certaines habitudes terrestres. L’éloignement avec la famille, les éventuels problèmes de santé, l’organisation des soins médicaux ou encore la nécessité de passer de longues périodes en mer doivent être soigneusement anticipés.
Il faut également apprécier la vie en communauté.
Même avec son propre appartement, une grande partie du quotidien se déroule dans des espaces partagés avec les autres résidents.
Pour Deborah Kilgore, ces contraintes semblent toutefois largement compensées par la possibilité de continuer à découvrir le monde.
Une philosophie simple : profiter de la vie maintenant
Derrière le caractère spectaculaire de cette histoire se cache finalement une idée beaucoup plus universelle.
Deborah Kilgore ne souhaite pas attendre pour réaliser ses rêves.
Après avoir connu des épreuves personnelles et professionnelles, cette retraitée veut consacrer la prochaine partie de son existence à ce qui lui procure le plus de plaisir : voyager.
Sa philosophie pourrait se résumer à une phrase qu’elle a elle-même exprimée : la vie n’est jamais garantie et il faut en profiter lorsqu’on en a l’occasion.
Tout le monde ne pourra évidemment pas acheter un appartement à près de deux millions de dollars sur un bateau.
Mais son histoire montre à quel point la vision traditionnelle de la retraite évolue. Camping-car, voyages au long cours, expatriation ou désormais résidence flottante : certains retraités préfèrent utiliser cette nouvelle liberté pour vivre les aventures qu’ils avaient repoussées pendant leurs années de travail.
Pour Deborah, le programme est déjà tracé : plutôt qu’une retraite immobile, elle a choisi un tour du monde qui pourrait durer des années.