Nestlé rappelle à nouveau un lait infantile Guigoz : ce que les parents doivent absolument savoir

La série noire continue pour les laits infantiles en France. Nestlé France a annoncé un nouveau rappel concernant un lait pour nourrissons de la marque Guigoz, dans un contexte sanitaire déjà extrêmement sensible. En toile de fond : un renforcement des contrôles sur la toxine céréulide, mais aussi des enquêtes pénales en cours après le décès de deux nourrissons.

Voici ce qu’il faut comprendre, sans alarmisme mais avec clarté.


Un nouveau rappel de Guigoz Opti Pro relais 1

Le produit concerné est Guigoz Opti Pro relais 1, un lait infantile destiné aux bébés de 0 à 6 mois, utilisé notamment en relais de l’allaitement.
Ce rappel intervient après une évolution des méthodes d’analyse sanitaires, qui permettent désormais de détecter plus finement la présence de céréulide une fois le lait réhydraté.

À l’heure actuelle, le numéro de lot précis n’a pas encore été publié sur RappelConso, mais Nestlé France a confirmé le retrait préventif du produit concerné.


Pourquoi ces rappels se multiplient-ils ?

La céréulide est une toxine produite par la bactérie Bacillus cereus. Longtemps difficile à détecter dans certaines conditions, elle fait désormais l’objet de tests beaucoup plus stricts, imposés par les autorités françaises et européennes.

Nestlé France explique appliquer des critères internes encore plus sévères que la réglementation :

« Nous visons l’absence totale de céréulide détectable dans nos laits infantiles. »

Depuis mi-décembre 2025, ce durcissement des seuils a entraîné une cascade de rappels, touchant non seulement Nestlé, mais aussi d’autres grands acteurs du secteur comme Danone ou Lactalis.


Quels sont les risques pour les nourrissons ?

La céréulide peut provoquer chez les bébés :

  • des vomissements rapides,
  • des diarrhées,
  • une déshydratation sévère en quelques heures.

Dans les cas récents qui ont alerté les autorités, deux nourrissons sont décédés et cinq autres ont été hospitalisés après avoir consommé des laits issus de lots rappelés.
À ce stade, les enquêtes ouvertes à Bordeaux et Angers n’ont pas établi de lien formel, mais le principe de précaution prévaut.


Que doivent faire concrètement les parents ?

Si vous utilisez du lait infantile en poudre, les autorités sanitaires recommandent :

  1. Vérifier immédiatement la marque, la référence, le numéro de lot et la date de durabilité minimale.
  2. Comparer ces informations avec celles publiées sur RappelConso, le site de Nestlé France ou celui de Guigoz.
  3. Ne plus utiliser le produit en cas de doute.
  4. Conserver la boîte (ou en prendre des photos) et contacter le service consommateurs pour un remboursement ou un remplacement.
  5. Consulter un médecin en urgence si des symptômes apparaissent chez le nourrisson.

Des associations de consommateurs, comme Foodwatch, accompagnent plusieurs familles et demandent davantage de transparence sur la gestion de ces rappels successifs.


Un climat de défiance durable autour des laits infantiles

Au-delà de ce nouveau rappel, cette affaire soulève une inquiétude profonde chez de nombreux parents : peut-on encore faire confiance aux laits infantiles industriels ?
Les autorités sanitaires assurent que les contrôles n’ont jamais été aussi stricts, mais la répétition des alertes entretient un climat de suspicion durable.

Dans l’attente des conclusions judiciaires et sanitaires, une chose est sûre : la vigilance reste de mise, et l’information claire des familles est plus que jamais essentielle.

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