Vous pensiez que l’hiver allait enfin lever le pied ? Mauvaise nouvelle : le froid pourrait bien revenir en force d’ici la fin janvier 2026. Après une première partie d’hiver déjà marquée par des épisodes neigeux intenses, les dernières tendances météo évoquent une nouvelle descente d’air polaire, capable de ramener des températures glaciales… et des flocons jusque dans les plaines.
Alors, simple rumeur météo ou vrai scénario inquiétant ? Voici ce que l’on sait vraiment.
Un mois de janvier déjà chaotique dans plusieurs régions
Il y a quelques jours à peine, de nombreuses régions françaises ont dû gérer un épisode neigeux massif, notamment dans le nord et l’ouest du pays. Les routes transformées en patinoires, les écoles perturbées, les trains au ralenti… bref, un décor digne des hivers d’autrefois.
Puis, après cette période blanche, la tempête Goretti est venue compliquer la situation avec du vent et des conditions instables, laissant à peine le temps aux habitants de souffler.
Du côté des massifs, l’hiver a aussi frappé fort : les cumuls se sont envolés avec parfois 60 cm à 2 mètres de neige tombés en quelques heures seulement, offrant un paysage spectaculaire… mais aussi des conditions difficiles dans certaines zones.
Et pourtant, selon plusieurs tendances météo, ce n’était peut-être qu’un avant-goût.
Une vague de froid extrême en Europe : un signal à prendre au sérieux
Ce qui alimente les inquiétudes aujourd’hui, c’est ce qui se passe déjà ailleurs en Europe. Depuis le début du mois de décembre, le nord du continent fait face à un froid exceptionnel, qualifié par certains spécialistes comme l’un des plus intenses depuis plusieurs années.
En Scandinavie, les températures ont chuté de manière spectaculaire :
- jusqu’à -42°C en Laponie finlandaise
- autour de -20°C à Stockholm au petit matin
- un froid durable, accompagné de neige et de journées très difficiles
Et du côté de la Sibérie, les chiffres donnent encore plus le vertige : on évoque parfois des températures proches de -60°C, avec des anomalies gigantesques, pouvant atteindre 10 à 20°C sous les normales de saison.
Résultat : écoles fermées, déplacements compliqués, réseaux perturbés… même les habitants habitués au froid n’y échappent pas.
Réchauffement climatique : moins fréquent… mais plus violent
C’est une idée qui surprend, mais elle revient souvent dans les analyses météo actuelles : le réchauffement climatique ne signifie pas “moins d’hiver”, mais parfois des phénomènes plus brutaux lorsqu’ils se produisent.
En clair :
les vagues de froid seraient potentiellement moins régulières, mais pourraient devenir plus intenses et plus marquées.
Et quand une masse d’air glacial se met en mouvement, elle n’a pas besoin de rester “bloquée au nord” : il suffit d’un changement de circulation atmosphérique pour qu’elle déferle beaucoup plus au sud… jusqu’à nous.
Le scénario “Moscou-Paris” : de quoi parle-t-on exactement ?
C’est le terme qui intrigue le plus, et que certains médias météo commencent à évoquer : le fameux flux “Moscou-Paris”.
Derrière ce nom impressionnant, il s’agit d’un scénario très particulier :
- un blocage anticyclonique vers la Scandinavie
- une ouverture d’un couloir d’air continental
- un flux d’est à nord-est, très froid, venant directement des régions continentales
En résumé : au lieu d’être alimentée par un air océanique plus doux, la France pourrait recevoir un air sec et glacial, typique des grandes vagues de froid historiques.
Ce genre de configuration est rarement agréable… car elle entraîne souvent :
- des températures négatives en journée
- des nuits très froides
- des gels importants
- et parfois de la neige qui s’invite jusqu’en plaine
Pourquoi tout n’est pas encore joué ?
Même si ce scénario est jugé crédible, les météorologues restent prudents : à cette échéance, la fiabilité est encore limitée.
Car tout dépendra d’un élément essentiel : l’emplacement exact du blocage atmosphérique.
Si le blocage se décale vers l’est :
Le froid glacial toucherait surtout l’Europe centrale, et la France pourrait être moins concernée.
Si le blocage se place plus à l’ouest :
Les flux océaniques reprendraient le contrôle, et l’air froid serait repoussé ou limité, empêchant un vrai basculement hivernal sur tout le pays.
Autrement dit : à quelques jours près, le scénario peut basculer.
Vortex polaire affaibli : un autre facteur à surveiller
Autre élément souvent surveillé en hiver : le vortex polaire.
Quand ce dernier s’affaiblit (parfois en lien avec un réchauffement de la stratosphère), il peut favoriser des circulations atmosphériques plus chaotiques… et donc des descentes d’air polaire vers l’Europe.
Mais là encore, ce n’est pas automatique : un vortex perturbé augmente les chances de froid, sans garantir une offensive hivernale directe sur la France.
Que peut-on attendre en France fin janvier 2026 ?
À ce stade, on parle surtout d’un risque de retour du froid, qui pourrait s’installer progressivement, avec potentiellement :
- un ressenti plus glacial avec le vent
- un retour des gels matinaux
- un refroidissement marqué dans l’est et le nord
- et éventuellement des chutes de neige si l’humidité se mêle à l’air froid
Le scénario “grand blanc” est encore incertain… mais la tendance laisse penser que l’hiver n’a pas dit son dernier mot.
Comment s’y préparer sans paniquer ?
Même si la météo peut encore évoluer, le meilleur réflexe est simple : anticiper sans dramatiser.
Voici quelques actions utiles :
- vérifier l’état de vos pneus si vous roulez beaucoup
- prévoir du sel ou du sable en cas de gel devant la maison
- protéger les canalisations exposées au froid
- surveiller la météo locale (les écarts peuvent être énormes selon les régions)
- éviter de repousser les déplacements importants au dernier moment
Et surtout : ne pas se fier uniquement aux titres sensationnels. Une vague de froid peut être réelle… tout en étant localisée ou moins intense que prévu.
En conclusion : retour du grand froid… ou simple frisson de fin de mois ?
Le scénario d’une offensive hivernale fin janvier 2026 est possible, car l’Europe du Nord subit déjà un froid très remarquable. Mais en France, tout dépendra du positionnement des hautes pressions et des circulations atmosphériques.
Oui, le “Moscou-Paris” est envisageable.
Mais non, il n’est pas encore confirmé avec certitude.
Une chose est sûre : l’hiver 2025-2026 pourrait encore surprendre, et ceux qui pensaient déjà ranger les manteaux feraient mieux de les garder à portée de main.