Alors que les températures grimpent et que les épisodes de canicule deviennent de plus en plus fréquents, certains traitements médicaux nécessitent une attention particulière. C’est notamment le cas des médicaments à base de GLP-1, comme Ozempic, Wegovy ou Mounjaro, largement utilisés pour la perte de poids ou le traitement du diabète de type 2.
Selon plusieurs professionnels de santé, ces traitements pourraient augmenter le risque de déshydratation pendant les fortes chaleurs. Explications.
Pourquoi ces médicaments augmentent-ils le risque de déshydratation ?
Les analogues du GLP-1 agissent en partie sur le cerveau pour réduire l’appétit et favoriser la sensation de satiété. Mais leurs effets ne s’arrêtent pas là.
Chez certaines personnes, ces traitements peuvent également diminuer la sensation de soif. Résultat : les patients ont tendance à boire moins, parfois sans même s’en rendre compte.
À cela s’ajoutent plusieurs effets secondaires fréquents :
- Nausées ;
- Sensation de lourdeur digestive ;
- Ralentissement de la vidange de l’estomac ;
- Vomissements dans certains cas ;
- Perte d’appétit.
Ces symptômes peuvent réduire davantage les apports en eau, alors même que le corps en a davantage besoin lorsqu’il fait très chaud.
La chaleur aggrave le phénomène
En période de canicule, l’organisme perd naturellement davantage d’eau par la transpiration. Cette perte est essentielle pour réguler la température corporelle, mais elle peut rapidement devenir problématique si elle n’est pas compensée.
Lorsqu’une personne sous Ozempic, Wegovy ou Mounjaro boit insuffisamment, le risque de déshydratation augmente fortement.
Les premiers signes à surveiller sont :
- Une bouche sèche ;
- Des maux de tête ;
- Une fatigue inhabituelle ;
- Des vertiges ;
- Une diminution des urines ;
- Une sensation de faiblesse ou d’étourdissement.
Chez les personnes fragiles, la déshydratation peut également favoriser les malaises, les chutes ou certaines complications rénales.
Comment rester bien hydraté pendant une canicule ?
Les spécialistes recommandent plusieurs mesures simples pour limiter les risques :
Boire régulièrement sans attendre d’avoir soif
Lorsque la sensation de soif est atténuée, il devient important de boire de manière volontaire tout au long de la journée.
Programmer des rappels sur son téléphone peut être une solution efficace.
Viser au moins 1,5 à 2 litres de liquides par jour
Les besoins peuvent être encore plus élevés lors des journées les plus chaudes ou en cas d’activité physique.
L’eau reste la boisson de référence, mais certaines boissons riches en électrolytes peuvent également aider à compenser les pertes liées à la transpiration.
Privilégier les aliments riches en eau
Les fruits et légumes d’été sont particulièrement intéressants :
- Pastèque ;
- Melon ;
- Concombre ;
- Tomates ;
- Fraises ;
- Pêches.
Ils contribuent à l’hydratation tout en apportant vitamines et minéraux.
Limiter l’alcool et les excès de caféine
L’alcool ainsi que certaines boissons fortement caféinées peuvent accentuer les pertes hydriques et favoriser la déshydratation.
Éviter les sorties aux heures les plus chaudes
Entre midi et 18 heures, il est préférable de rester à l’ombre ou dans des lieux climatisés lorsque cela est possible.
Faut-il arrêter son traitement pendant la canicule ?
Non. Les experts rappellent qu’il ne faut jamais interrompre un traitement comme Ozempic, Wegovy ou Mounjaro sans l’avis de son médecin.
En revanche, il est conseillé d’être particulièrement attentif à son hydratation et de consulter rapidement un professionnel de santé en cas de vomissements importants, de malaise ou de signes de déshydratation.
Ce qu’il faut retenir
Les traitements à base de GLP-1 comme Ozempic, Wegovy et Mounjaro peuvent réduire la sensation de soif et favoriser certains troubles digestifs. En période de canicule, cette combinaison peut augmenter le risque de déshydratation, parfois de manière importante.
Face aux fortes chaleurs, la meilleure protection reste une hydratation régulière, une alimentation adaptée et une vigilance accrue aux premiers signes de déshydratation. Une simple bouteille d’eau à portée de main peut parfois faire toute la différence.