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Vous êtes-vous déjà demandé combien de pipi il y a dans une piscine ? Certaines études ont donné des résultats peu rassurants

Que ce soit pour se détendre loin du chaos des plages ou pour s’entraîner en nageant, la piscine, pour beaucoup, est l’endroit idéal pour passer du temps et se régénérer.

Il y a ceux qui la fréquentent plusieurs fois dans la semaine pour le sport, ou ceux qui, peut-être à cause de la distance de la mer, l’utilisent en été comme si c’était une « plage de ville ». Une chose est certaine, cependant : il est très probable que l’on se baigne dans une eau qui n’est pas franchement pure.La raison ? On la suspectait : l’urine. 

C’est considéré comme un geste à éviter absolument, contre l’éducation et la civilisation, mais c’est une réalité avérée et répandue : les gens urinent dans la piscine.

Une étude menée par le Dr Alappatt du Fariborn Medical Center de l’Ohio a analysé en profondeur l’eau dans laquelle on se baigne dans la piscine, et les données qui en sont ressorties ne sont pas très rassurantes.

On estime que 30-40% des utilisateurs urinent dans l’eau, ce qui signifie une quantité de pipi par personne de presque un litre. Imaginons donc les conséquences sur la pureté de l’eau aux moments où la piscine est très fréquentée…

Et le chlore ? Quel rôle joue-t-il dans tout cela ? Dans un premier temps, vous pourriez penser qu’il s’agit d’une présence désinfectante rassurante, confirmée par l’odeur intense que nous sentons lorsque nous plongeons ou après le bain.

Cependant, l’efficacité du chlore n’est pas toujours aussi évidente. Plus on introduit de grandes quantités de bactéries dans l’eau, plus le chlore se dilue et plus son efficacité est compromise. Et ce n’est pas tout : des études ont montré que plus son odeur est forte, plus il réagit à l’excès de polluants dans l’eau.

Si vous n’êtes toujours pas suffisamment convaincu, une autre étude a confirmé cette situation. Les chercheurs canadiens impliqués dans la recherche ont analysé les eaux de deux piscines publiques pendant trois semaines consécutives, ainsi que celles de huit jacuzzis. Le résultat ? Le pipi était toujours là, en quantités atteignant jusqu’à un tiers de la capacité totale du bassin examiné.

Et les substances en circulation lorsque la piscine est remplie d’urine ne sont certainement pas bonnes pour la santé. L’acésulfame K est en fait un additif alimentaire qui peut remplacer le sucre et, en réagissant avec le chlore, il peut causer une irritation des yeux et des voies respiratoires.

Que pouvons-nous faire, alors, si nous ne voulons pas – ou ne pouvons pas – renoncer à quelques heures dans la piscine ? Nous ne suggérons certainement pas de ne plus nous immerger dans l’eau. Mais c’est une bonne règle, selon les experts, de toujours prendre une douche avant et après le bain, dans l’espoir que les gens dans le bassin ne le considèrent pas comme si c’était des toilettes publiques…

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